Ses habitants pouvaient profiter de ses théâtres, cliniques, bars, magasins et centres résidentiels ouverts aux classes aisée et moyenne.

Alors que l'éruption du Vésuve, en 79 après J.-C., devait détruire toute vie à Pompéi, les victimes ne furent pas aussi nombreuses que le veut la croyance populaire.

Par chance, un séisme survenu un peu avant incita la plupart des habitants de la ville à fuir leurs maisons, ce qui réduisit les pertes en vie humaine à environ le quart de la population.

Aujourd'hui, la magie de Pompéi est de nous faire remonter le temps jusqu'au passé illustre de cette cité.

Archéologie à Pompéi

La ville est enfermée dans une enceinte, construite au Ve s. avant J.-C., réparée plusieurs fois jusqu'au Ier s. avant J.-C., et qui a la forme d'une ellipse ; elle comprend le noyau osque ancien, autour du forum, avec des rues dont l'irrégularité ne fut jamais complètement rectifiée, et les quartiers hellénistiques, organisés autour de deux rues est-ouest (rue de Nola et rue de l'Abondance), que recoupent perpendiculairement trois rues principales nord-sud.

Le forum, place rectangulaire, entoure le temple de Jupiter, devenu pour les Romains le Capitole, et jouxte le temple d'Apollon ; autour s'alignent les principaux bâtiments publics : basilique judiciaire, curie, marché, édifice construit par une certaine Eumachia pour les foulons ; le temple de Vénus, protectrice de la ville, est au sud de la basilique. On trouve vers l'est le « forum triangulaire », ancien sanctuaire suburbain avec temple dorique ; le théâtre, l'Odéon et, plus tard, la caserne des gladiateurs et le temple, très fréquenté, d'Isis se sont installés dans ce secteur ; à l'époque impériale, Pompéi disposait de quatre thermes publics ; les plus importants sont les thermes centraux et de Stabies.