Le Tourisme en Espagne
Le phénomène touristique a atteint un développement spectaculaire en Espagne. On comptait 7 millions de touristes en 1960, le double en 1965, 24 millions en 1970, 30 millions en 1975, 40 millions en 1978, 58 millions en 2006.

Des régions privilégiées accueillent des ressortissants de l'Europe du Nord-Ouest, à 60 % britanniques, allemands ou français : côtes catalane (Costa Brava), alicantine et andalouse, qui multiplient les grands ensembles littoraux.
On peut y ajouter les Baléares et les Canaries (en hiver), les héritages balnéaires (Saint-Sébastien) ou religieux (Saint-Jacques-de-Compostelle) ; les centres urbains : Tolède, Grenade, Séville ; les grands musées de Madrid (Prado) ou de Barcelone (musée Picasso).
Parallèlement, l'hôtellerie s'est développée. C'est un tourisme de classe moyenne pour un tiers, estival et à destination des plages pour l'essentiel.
Il a entraîné une modification des conditions de transport : 1 300 km d'autoroutes (un réseau périphérique et à vocation touristique).
Pour le trafic aérien, Palma de Majorque dépasse Madrid et Barcelone, et certains aéroports sont spécialisés dans l'accueil des charters : Gérone pour la Costa Brava, Málaga pour la Costa del Sol, Las Palmas aux Canaries.
Dans certaines régions, le tourisme est, de très loin, la principale source d'emplois et de revenus (Baléares, Andalousie).
L'Espagne s'est ainsi progressivement affirmée comme la deuxième puissance touristique au monde, en nombre de visiteurs, derrière la France, et en recettes.
Plusieurs lignes de T.G.V. ont été construites, entre Madrid et Séville (mise en service en 1992), puis entre Madrid et Barcelone (qui devrait être achevée en 2007), dont la prolongation vers Perpignan est prévue pour 2009, reliant ainsi l'Espagne au réseau T.G.V. du reste de l'Europe (en 2009, Barcelone serait ainsi à cinq heures trente de Paris).