Nouvelle-Calédonie : Archipel mélanésien
Archipel mélanésien situé à proximité du tropique du Capricorne, la Nouvelle-Calédonie constitue le troisième ensemble géographique du Pacifique sud par sa superficie.

C’est un territoire d’outre-mer rattaché à la France, d’environ 19 100 km2, situé à 1 500 km à l’est de l’Australie et à 2 000 km au nord de la Nouvelle-Zélande.
La Nouvelle-Calédonie, appelée ainsi depuis la colonisation, est appelée aussi familièrement “le Caillou” ou “Kanaky”.
Depuis la signature des accords de Nouméa, cet archipel dispose du statut particulier, provisoire, de “collectivité spécifique”, en attendant la décision d’un référendum local prévu en 2014 portant sur son indépendance ou son maintien au sein de la République française.
La Nouvelle-Calédonie se compose d’une île principale, la Grande Terre, des îles Loyauté à l’est, de l’île des Pins au sud, des îles Bélep au nord et d’une multitude d’îles et d’îlots inhabités, pour la plupart de formation corallienne.
Elle dispose d’une remarquable biodiversité (faune et flore en particulier), comptant parmi les plus riches au monde.
Quatre principaux écosystèmes existent en Nouvelle-Calédonie : la mangrove, la savane, le maquis et la forêt.
Une mangrove est une forêt littorale intertropicale qui se développe sur des sols salés, vaseux et hypoxiques, dans la zone intertidale (zone de balancement des marées). Cette forêt amphibie constituée de plantes halophytes couvre le quart des côtes tropicales, soit la moitié de sa superficie d’origine.
L’influence des facteurs océaniques (marées et la salinité) et terrestres (rivière débouchant sur la côte) sont responsables d’une zonation de cet écosystème : mangrove externe constituée de palétuviers Rhizophora (racines échasses permettant la vie en milieu salé et hypoxique, retenant les sols vaseux soumis aux courants) et une mangrove plus interne constituée de palétuviers adaptés à une très forte salinité.
La mangrove située près de Voh, en Nouvelle-Calédonie, présente ainsi à l’intérieur des terres une zone sursalée (qui a actuellement la forme d’un coeur, forme d’origine naturelle) peuplée de palétuviers Avicennia rabougris et argentés. Cette mangrove est exploitée par des activités d’élevage de crevettes et de pêche au crabe.