Auray : Tourisme dans le Morbihan
Située dans un secteur fortement urbanisé, la ville se niche au fond de la rivière d’Auray, qui se jette dans le Golfe du Morbihan.

Auray est ainsi membre du syndicat intercommunal du golfe du Morbihan, qui travaille au projet d’un parc naturel régional. Le territoire communal est parcouru par la rivière du Loch et le ruisseau du Reclus, bordés l’un comme l’autre par plus de 30 hectares d’espaces naturels.
Auray s’est développée au fond d’une ria, au niveau d’un rétrécissement aisément franchissable à gué. Sa situation privilégiée permettait la perception de droits de passage, source de prospérité, et constituait un emplacement idéal pour bâtir une forteresse et un port, protégeant à la fois territoire et voies de communication. Deux quartiers virent ainsi le jour. L’un au pied de la forteresse, rassemblé autour du port et d’une chapelle dédiée au Saint Sauveur. L’autre derrière le château, concentré autour de la cohue et du prieuré Saint-Gildas.
Le port d’Auray porte le nom de Saint- Goustan, patron des marins et des pêcheurs. Il s’épanouit dès le XVe siècle pour connaître une période faste au XVIIe siècle. En 1632, des marins partent du port de Saint-Goustan pour conquérir la ville de Port-Royal en Acadie sous les yeux du cardinal Richelieu. De cet âge d’or, subsistent une quarantaine de maisons à pans de bois et quelques vestiges du château, sur la rive droite du Loc’h. Le pont en pierre reliant la ville basse et la ville haute (XIIIe puis XVIIIe siècle) date aussi de cette époque. Toutefois, au siècle suivant, commence l’inexorable déclin du port.
La création de celui de Lorient vers 1665 et le déploiement de nouveaux réseaux routiers depuis Vannes et Hennebont sont de sévères concurrents. L’arrivée du chemin de fer en 1862 puis la déviation de la route nationale en 1865 sonnent ses dernières heures.
L’activité économique se déplace alors de l’autre côté de la ville, autour de la gare. Celle- ci, l’une des plus importantes de Bretagne, transforme la population. Les ouvriers du rail cohabitent alors avec les commerçants vivant du trafi c portuaire. La SNCF crée un atelier d’entretien des machines à vapeur qui emploie quelque cinq cents familles de cheminots. La gare d’Auray est un lieu stratégique pendant la seconde guerre mondiale, puisque c’est par elle que transite le béton qui sert à construire de nombreux blockhaus sur les plages de la région.
Le coeur historique de la ville, regroupé autour de la place de la République, recèle de nombreux trésors architecturaux, à commencer par la mairie actuelle (bâtie en 1782). Au départ de la place, plusieurs lieux méritent de s’y attarder : la rue du Lait et la chapelle de la Congrégation reconvertie en offi ce de tourisme, l’église Saint-Gildas, la rue du Jeu de Paume et son ancienne prison, la place du Four Mollet et la chapelle du Saint-Esprit, ou aussi la rue des Fèves où se trouve l’une des plus remarquables maisons en pans de bois conservées à Auray